[Pokémon X&Y] Saisir sa chance
Mar. 7th, 2024 12:00 pmTitre: Saisir sa chance
Fandom: Pokémon X&Y
Pairing: Serena/Shauna
Rating: G
Résumé: Après plusieurs heures de marche, même les plus jolies chaussures finissaient par vous faire mal aux pieds.
Notes: Fic commencée il y a six mois (sans blague) pour le thème de la nuit de l'écriture de
lepetitsalondecriture Avec toi, je me sens bien. J'essaie de finir mes WIPs et c'était mon dernier WIP en français inachevé pour le salon, donc let's go. (Techniquement il me reste un WIP en français sur lequel j'espère revenir un jour aussi...)
Lien AO3: Ici.
Après plusieurs heures de marche, même les plus jolies chaussures finissaient par vous faire mal aux pieds. C'était en tout cas la réflexion que se faisait Sannah alors qu'elle prenait une pause de quelques minutes dans les hautes herbes de la forêt de Neuvartault. C'était un peu sa faute, aussi : elle aurait très bien pu Voler pour se déplacer plus vite si elle l'avait voulu, mais il faisait si beau que la tentation de profiter du soleil l'avait emporté.
Serena rendait visite à sa mère aujourd'hui. Ça faisait quelque temps qu'elle n'était pas revenue à Bourg Croquis, et le vieux rhinocorne lui manquait. Surtout, elle venait de devenir Championne, et ça semblait tout naturel de vouloir fêter ça en famille maintenant que le défilé était terminé.
Il y avait d'autres raisons dont Serena n'aimait pas trop parler. Les événements récents l'avaient secouée. Sannah n'avait pas besoin de la questionner pour le savoir. Kalem avait changé au fur et à mesure de leurs mésaventures, s'était ouvert un peu plus aux autres, encouragé par leur amitié et par les extrêmes dont ils avaient été témoins. Serena, elle, avait pris un peu de distance. Elle souriait, riait, mais Sannah pouvait voir dans son regard, dans sa façon de se comporter ou même de se mouvoir, qu'une partie d'elle ne serait plus jamais la même.
C'était aussi un peu pour ça que Sannah avait décidé de la rejoindre. En fait, elle était un peu partie sur un coup de tête, sans réussir à s'en empêcher. Elle ne supportait pas l'idée de laisser Serena gérer ça seule. C'était sans doute un peu présomptueux, étant donné qu'elle était avec sa mère, mais c'était plus fort qu'elle.
Sannah se redressa et prit une grande inspiration. Elle n'avait aucune idée de ce qu'elle allait bien pouvoir lui dire. Heureusement, elle était plutôt douée pour improviser.
— Bonjour ! s'exclama Serena en ouvrant la porte d'entrée. C'est pour– Oh ! Sannah !
Elle avait attaché ses cheveux vers l'arrière et portait un tablier noué autour de sa taille. Ses joues étaient un peu rosies, peut-être parce qu'elle venait de se tenir devant un four ou peut-être juste parce qu'elle s'affairait à cuisiner. Sannah sentit son cœur s'emballer dans sa poitrine.
— Salut ! J'espère que ça ne te dérange pas que je passe te voir !
Son ton joyeux habituel était toujours aussi facile à manier, au moins. Il restait à espérer qu'elle serait en mesure de rester suffisamment naturelle pour que Serena ne se doute de rien.
De quoi Serena risquait de se douter, Sannah n'en savait rien, ou plutôt, elle essayait de ne pas trop s'attarder sur la question. Au cas où un pokémon de type psy ou un kinésiste passerait dans les parages et parviendrait à lire dans ses pensées.
— J'étais en plein milieu de ma promenade en forêt quand je me suis rappelé que tu étais de passage, continua Sannah avec un aplomb qu'elle n'était pas certaine de ressentir. Alors, je me suis dit que je pourrais faire un petit coucou, tu vois ?
Avec un léger hochement de tête, Serena lui décocha un de ces beaux sourires dont elle avait le secret, ceux qui avaient tant contribué à faire flancher Kalem au fil des semaines passées à ses côtés.
— Entre, ne reste pas là, dit-elle en s'effaçant pour lui céder le passage. On était en train de faire des petits gâteaux, je pensais en emmener quand j'irais voir le professeur...
Sannah s'exécuta en essayant tant bien que mal d'ignorer son cœur battant à la chamade. Elle s'affaira à prendre un air le plus enjoué possible pour dissimuler son trouble.
Une fois passée la porte, Sannah put constater que Primula était en effet, elle aussi, affublée d'un tablier aux couleurs assorties à celui de sa fille, à moitié recouvert de tâches de farine. Elle se retourna de là où elle était penchée sur le plan de travail de la cuisine pour lui décocher un sourire charismatique dont sa fille avait sans aucun doute hérité.
— Coucou toi ! dit-elle, tout aussi ravie de la voir. Il y a un autre tablier dans le placard, si tu veux te joindre à nous !
Serena leva les yeux au plafond au même instant où Sannah hochait la tête pour manifester son désir de leur donner un coup de main. La pâtisserie, c'était un domaine dans lequel elle se targuait d'en connaître un rayon ; elle ne pouvait décemment pas rater une occasion de briller devant son amie.
Cette pensée fit chauffer ses joues à nouveau. Fort heureusement, personne d'autre ne sembla s'en rendre compte.
Une fois le tablier enfilé, Sannah se sentit de retour dans son élément, et tout devint plus naturel. Elle s'appliqua à pétrir la pâte comme elle savait le faire, sous les regards émerveillés des deux autres, et accepta avec grâce leurs compliments. Serena n'avait pas grand-chose à lui envier, en vérité, et à en juger par ses échanges avec sa mère, pâtisser était une activité mère-fille plus que fréquente. Ça ne rendait le fait d'avoir été invitée à les rejoindre qu'encore plus précieux à ses yeux.
Elles discutèrent de tout et de rien : des ambitions de Sannah pour le futur, de la nostalgie de Primula pour les courses de rhinocornes, des efforts que Serena avait dû fournir pour réussir à conquérir la Ligue de Kalos. Quand, alors que Sannah et Serena disposaient enfin les futurs biscuits sur la plaque du four, leurs doigts se frôlèrent subrepticement, Sannah fit tout son possible pour rester impassible, quand bien même le seul son qu'elle pouvait entendre était celui de son cœur battant dans ses oreilles.
— Je m'occupe du thermostat, dit Primula lorsqu'elles eurent terminé. Rangez un peu, d'accord ?
Sannah hocha la tête. La cuisine restait dans un état relativement convenable, mis à part quelques incidents à base de farine. C'était l'affaire de quelques minutes.
Elle était si concentrée sur sa tâche – récupérer tous les ustensiles et autres contenants pour les placer dans le lave-vaisselle – qu'il lui fallut un certain temps pour remarquer que Serena ne disait plus rien maintenant qu'elles étaient toutes les deux. Sannah se rendit compte à la même seconde qu'en effet, elles étaient seule à seule, et manqua de peu de lâcher le fouet qu'elle avait en main.
Serena la fixait du regard, un léger sourire aux lèvres. Elle s'approcha pour prendre sa main libre dans sa paume encore couverte de farine.
— Merci vraiment d'être passée, dit-elle, et Sannah cligna des yeux en voyant ses joues rosir. Ça m'a vraiment fait du bien de faire ça avec toi. J'espère qu'on pourra continuer de passer du temps ensemble...
Rassemblant tout son courage, Sannah serra sa main en retour, et tenta un sourire plus confiant que ce qu'elle ressentait réellement.
— Tu...
Elle s'interrompit. Serena tourna la tête légèrement sur le côté. Sous la lumière blafarde des néons de la cuisine, Sannah pouvait très nettement distinguer une petite tache sur son visage. Ça pouvait être du chocolat, ou juste de la pâte.
Quoique ça puisse être, c'était clairement un signe envoyé par Arceus en personne.
— T-t'as quelque chose sur la joue, dit-elle, le tremblement dans sa voix garantissant une absence totale de charisme.
Pourtant, le rougissement sur le visage de Serena ne fit que s'aggraver de plus belle en réponse à ses paroles. Elle remit maladroitement une mèche de ses cheveux derrière son oreille.
— Ah ? lâcha-t-elle un peu trop nonchalamment pour être honnête.
Lentement, Sannah se pencha vers elle pour faire mine de vérifier, puis elle se pencha plus près, et encore plus près, son cœur tapant contre sa poitrine, puis encore plus près, jusqu'à...
— Les filles ! s'exclama Primula.
Sannah sursauta si fort qu'elle manqua de peu de tomber en avant. À en juger par l'expression mortifiée de Serena, elle n'en menait pas beaucoup plus large. Devant leurs visages à moitié terrifiés, Primula ne put retenir un petit rire.
— Oulah, j'interromps quelque chose ? Je venais juste voir si vous vous en sortiez avec le robot, je sais à quel point ça peut être un casse-tête pour le désassembler...
Alors que Sannah essayait de se remettre de ses émotions, Serena reprit ses esprits à une vitesse impressionnante. Elle secoua la tête avec un sourire contrit.
— On avait même pas encore essayé, admit-elle.
Primula rit à nouveau et s'empressa de saisir le robot en question pour pouvoir leur montrer comment faire. Elle était en plein milieu d'une explication sur la meilleure façon de détacher la partie inférieure le plus aisément possible quand Sannah sentit quelque chose lui chatouiller le poignet. Elle se tourna vers Serena et croisa son regard.
Une fois assurée que son amie l'avait remarquée, Serena posa sa main sur sa joue pour la frotter légèrement. Pour toute réponse, Sannah papillonna des yeux sans sa direction, son estomac si serré qu'elle avait du mal à déglutir. Elle se rapprocha un peu pour pencher l'oreille, soudain sourde à tout ce que Primula leur racontait sur ses difficultés pour bien nettoyer les appareils ménagers.
— Emmène-moi avec toi dans la forêt, la prochaine fois, murmura Serena.
Bien incapable de faire quoi que ce soit d'autre, Sannah acquiesça. Elle avait l'impression assez déconcertante que son corps tout entier était brûlant.
Elle décida pour le moment de mettre ça sur le compte du four.
Fandom: Pokémon X&Y
Pairing: Serena/Shauna
Rating: G
Résumé: Après plusieurs heures de marche, même les plus jolies chaussures finissaient par vous faire mal aux pieds.
Notes: Fic commencée il y a six mois (sans blague) pour le thème de la nuit de l'écriture de
Lien AO3: Ici.
Après plusieurs heures de marche, même les plus jolies chaussures finissaient par vous faire mal aux pieds. C'était en tout cas la réflexion que se faisait Sannah alors qu'elle prenait une pause de quelques minutes dans les hautes herbes de la forêt de Neuvartault. C'était un peu sa faute, aussi : elle aurait très bien pu Voler pour se déplacer plus vite si elle l'avait voulu, mais il faisait si beau que la tentation de profiter du soleil l'avait emporté.
Serena rendait visite à sa mère aujourd'hui. Ça faisait quelque temps qu'elle n'était pas revenue à Bourg Croquis, et le vieux rhinocorne lui manquait. Surtout, elle venait de devenir Championne, et ça semblait tout naturel de vouloir fêter ça en famille maintenant que le défilé était terminé.
Il y avait d'autres raisons dont Serena n'aimait pas trop parler. Les événements récents l'avaient secouée. Sannah n'avait pas besoin de la questionner pour le savoir. Kalem avait changé au fur et à mesure de leurs mésaventures, s'était ouvert un peu plus aux autres, encouragé par leur amitié et par les extrêmes dont ils avaient été témoins. Serena, elle, avait pris un peu de distance. Elle souriait, riait, mais Sannah pouvait voir dans son regard, dans sa façon de se comporter ou même de se mouvoir, qu'une partie d'elle ne serait plus jamais la même.
C'était aussi un peu pour ça que Sannah avait décidé de la rejoindre. En fait, elle était un peu partie sur un coup de tête, sans réussir à s'en empêcher. Elle ne supportait pas l'idée de laisser Serena gérer ça seule. C'était sans doute un peu présomptueux, étant donné qu'elle était avec sa mère, mais c'était plus fort qu'elle.
Sannah se redressa et prit une grande inspiration. Elle n'avait aucune idée de ce qu'elle allait bien pouvoir lui dire. Heureusement, elle était plutôt douée pour improviser.
— Bonjour ! s'exclama Serena en ouvrant la porte d'entrée. C'est pour– Oh ! Sannah !
Elle avait attaché ses cheveux vers l'arrière et portait un tablier noué autour de sa taille. Ses joues étaient un peu rosies, peut-être parce qu'elle venait de se tenir devant un four ou peut-être juste parce qu'elle s'affairait à cuisiner. Sannah sentit son cœur s'emballer dans sa poitrine.
— Salut ! J'espère que ça ne te dérange pas que je passe te voir !
Son ton joyeux habituel était toujours aussi facile à manier, au moins. Il restait à espérer qu'elle serait en mesure de rester suffisamment naturelle pour que Serena ne se doute de rien.
De quoi Serena risquait de se douter, Sannah n'en savait rien, ou plutôt, elle essayait de ne pas trop s'attarder sur la question. Au cas où un pokémon de type psy ou un kinésiste passerait dans les parages et parviendrait à lire dans ses pensées.
— J'étais en plein milieu de ma promenade en forêt quand je me suis rappelé que tu étais de passage, continua Sannah avec un aplomb qu'elle n'était pas certaine de ressentir. Alors, je me suis dit que je pourrais faire un petit coucou, tu vois ?
Avec un léger hochement de tête, Serena lui décocha un de ces beaux sourires dont elle avait le secret, ceux qui avaient tant contribué à faire flancher Kalem au fil des semaines passées à ses côtés.
— Entre, ne reste pas là, dit-elle en s'effaçant pour lui céder le passage. On était en train de faire des petits gâteaux, je pensais en emmener quand j'irais voir le professeur...
Sannah s'exécuta en essayant tant bien que mal d'ignorer son cœur battant à la chamade. Elle s'affaira à prendre un air le plus enjoué possible pour dissimuler son trouble.
Une fois passée la porte, Sannah put constater que Primula était en effet, elle aussi, affublée d'un tablier aux couleurs assorties à celui de sa fille, à moitié recouvert de tâches de farine. Elle se retourna de là où elle était penchée sur le plan de travail de la cuisine pour lui décocher un sourire charismatique dont sa fille avait sans aucun doute hérité.
— Coucou toi ! dit-elle, tout aussi ravie de la voir. Il y a un autre tablier dans le placard, si tu veux te joindre à nous !
Serena leva les yeux au plafond au même instant où Sannah hochait la tête pour manifester son désir de leur donner un coup de main. La pâtisserie, c'était un domaine dans lequel elle se targuait d'en connaître un rayon ; elle ne pouvait décemment pas rater une occasion de briller devant son amie.
Cette pensée fit chauffer ses joues à nouveau. Fort heureusement, personne d'autre ne sembla s'en rendre compte.
Une fois le tablier enfilé, Sannah se sentit de retour dans son élément, et tout devint plus naturel. Elle s'appliqua à pétrir la pâte comme elle savait le faire, sous les regards émerveillés des deux autres, et accepta avec grâce leurs compliments. Serena n'avait pas grand-chose à lui envier, en vérité, et à en juger par ses échanges avec sa mère, pâtisser était une activité mère-fille plus que fréquente. Ça ne rendait le fait d'avoir été invitée à les rejoindre qu'encore plus précieux à ses yeux.
Elles discutèrent de tout et de rien : des ambitions de Sannah pour le futur, de la nostalgie de Primula pour les courses de rhinocornes, des efforts que Serena avait dû fournir pour réussir à conquérir la Ligue de Kalos. Quand, alors que Sannah et Serena disposaient enfin les futurs biscuits sur la plaque du four, leurs doigts se frôlèrent subrepticement, Sannah fit tout son possible pour rester impassible, quand bien même le seul son qu'elle pouvait entendre était celui de son cœur battant dans ses oreilles.
— Je m'occupe du thermostat, dit Primula lorsqu'elles eurent terminé. Rangez un peu, d'accord ?
Sannah hocha la tête. La cuisine restait dans un état relativement convenable, mis à part quelques incidents à base de farine. C'était l'affaire de quelques minutes.
Elle était si concentrée sur sa tâche – récupérer tous les ustensiles et autres contenants pour les placer dans le lave-vaisselle – qu'il lui fallut un certain temps pour remarquer que Serena ne disait plus rien maintenant qu'elles étaient toutes les deux. Sannah se rendit compte à la même seconde qu'en effet, elles étaient seule à seule, et manqua de peu de lâcher le fouet qu'elle avait en main.
Serena la fixait du regard, un léger sourire aux lèvres. Elle s'approcha pour prendre sa main libre dans sa paume encore couverte de farine.
— Merci vraiment d'être passée, dit-elle, et Sannah cligna des yeux en voyant ses joues rosir. Ça m'a vraiment fait du bien de faire ça avec toi. J'espère qu'on pourra continuer de passer du temps ensemble...
Rassemblant tout son courage, Sannah serra sa main en retour, et tenta un sourire plus confiant que ce qu'elle ressentait réellement.
— Tu...
Elle s'interrompit. Serena tourna la tête légèrement sur le côté. Sous la lumière blafarde des néons de la cuisine, Sannah pouvait très nettement distinguer une petite tache sur son visage. Ça pouvait être du chocolat, ou juste de la pâte.
Quoique ça puisse être, c'était clairement un signe envoyé par Arceus en personne.
— T-t'as quelque chose sur la joue, dit-elle, le tremblement dans sa voix garantissant une absence totale de charisme.
Pourtant, le rougissement sur le visage de Serena ne fit que s'aggraver de plus belle en réponse à ses paroles. Elle remit maladroitement une mèche de ses cheveux derrière son oreille.
— Ah ? lâcha-t-elle un peu trop nonchalamment pour être honnête.
Lentement, Sannah se pencha vers elle pour faire mine de vérifier, puis elle se pencha plus près, et encore plus près, son cœur tapant contre sa poitrine, puis encore plus près, jusqu'à...
— Les filles ! s'exclama Primula.
Sannah sursauta si fort qu'elle manqua de peu de tomber en avant. À en juger par l'expression mortifiée de Serena, elle n'en menait pas beaucoup plus large. Devant leurs visages à moitié terrifiés, Primula ne put retenir un petit rire.
— Oulah, j'interromps quelque chose ? Je venais juste voir si vous vous en sortiez avec le robot, je sais à quel point ça peut être un casse-tête pour le désassembler...
Alors que Sannah essayait de se remettre de ses émotions, Serena reprit ses esprits à une vitesse impressionnante. Elle secoua la tête avec un sourire contrit.
— On avait même pas encore essayé, admit-elle.
Primula rit à nouveau et s'empressa de saisir le robot en question pour pouvoir leur montrer comment faire. Elle était en plein milieu d'une explication sur la meilleure façon de détacher la partie inférieure le plus aisément possible quand Sannah sentit quelque chose lui chatouiller le poignet. Elle se tourna vers Serena et croisa son regard.
Une fois assurée que son amie l'avait remarquée, Serena posa sa main sur sa joue pour la frotter légèrement. Pour toute réponse, Sannah papillonna des yeux sans sa direction, son estomac si serré qu'elle avait du mal à déglutir. Elle se rapprocha un peu pour pencher l'oreille, soudain sourde à tout ce que Primula leur racontait sur ses difficultés pour bien nettoyer les appareils ménagers.
— Emmène-moi avec toi dans la forêt, la prochaine fois, murmura Serena.
Bien incapable de faire quoi que ce soit d'autre, Sannah acquiesça. Elle avait l'impression assez déconcertante que son corps tout entier était brûlant.
Elle décida pour le moment de mettre ça sur le compte du four.