[Pokémon X&Y] Sans feu
Aug. 30th, 2024 12:00 pmTitre: Sans feu
Fandom: Pokémon X&Y
Pairing: Professeur Augustine Platane/Lysandre
Rating: T
Résumé: Le professeur dut s'y reprendre à trois reprises avant de parvenir à allumer sa cigarette.
Notes: Quelque chose que j'ai commencé pour un thème du type « fic pas en anglais » et que je finis en prétendant que c'était écrit pour un thème du Salon, à savoir : Devoir se contenir. Euh... c'est tout ce que j'ai à dire, à moins que vous vouliez subir une énième boutade sur le fait que j'écris tout le temps la même chose...
Lien AO3: Ici.
Le professeur dut s'y reprendre à trois reprises avant de parvenir à allumer sa cigarette. Son briquet, un morceau de métal rectangulaire épais comme son pouce, portait les traces d'un usage régulier. Il glissa le cylindre entre ses lèvres et tira une longue bouffée qu'il garda en bouche quelques secondes avant de la relâcher dans un filet de fumée qui disparut bien vite à travers la brise matinale qui soufflait sur Illumis.
Lysandre détourna son regard à l'instant même où le professeur se tournait vers lui, son léger sourire n'annonçant rien de bon. Peu désireux d'apparaître ne serait-ce qu'un peu approbateur, Lysandre s'empressa de froncer les sourcils.
— Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Augustine, l'air de rien. Ça ne te plaît pas ?
— Rien ne vous échappe, Professeur.
Ils se tenaient face à la grande fenêtre du bureau, entrouverte pour permettre à l'air frais d'estomper l'odeur du tabac. S'il n'avait tenu qu'à lui, Lysandre aurait conseillé au professeur de faire ça à l'extérieur, mais ce n'était pas son établissement, et il n'y avait personne d'autre dans la pièce à cette heure-ci, de toute façon.
Augustine tira une nouvelle fois sur sa cigarette, et Lysandre fit mine une nouvelle fois de ne pas se repaître de la vue de ses lèvres fines pincées autour du papier blanc cassé. Du coin de l'œil, il vit le sourire d'Augustine s'élargir, ses joues légèrement rosées par le vent frémir comme si le simple fait de l'agacer le faisait trépigner de plaisir.
— C'est mauvais pour vous, ajouta Lysandre.
Il se sentait un peu ridicule de sermonner un homme plus âgé que lui alors qu'ils étaient tous deux en son domaine. Il se râcla la gorge.
— Et pour les autres, si je puis me permettre.
— Mh. C'est vrai, répondit Augustine le plus naturellement du monde. C'est une mauvaise habitude que j'ai prise quand j'étais étudiant. J'ai du mal à arrêter, malgré plusieurs tentatives. C'est un peu mon remède miracle contre le stress.
Lysandre, les mains jointes derrière le dos, se redressa imperceptiblement.
— Vous êtes stressé, Professeur ?
Augustine lui lança un regard en biais qui laissa Lysandre avec la nette impression qu'il naviguait en eaux troubles.
— Il y a toujours des choses à faire et à penser, ici, dit-il, comme s'il expliquait une évidence à un enfant qui pose des questions inutiles. De la paperasse à remplir, des pokémons à étudier, des données à entrer dans la base pour pouvoir les consulter plus tard...
Il marqua une pause pour tirer une nouvelle bouffée qu'il relâcha immédiatement, sa bouche à peine entrouverte. Lysandre se racla la gorge.
— J'aime ce que je fais, évidemment, mais disons que c'est compliqué de trouver le temps de décompresser. Alors, je l'avoue, je prends des raccourcis peu recommandables...
Une autre bouffée. Lysandre se rendit compte, avec un temps de retard, qu'il avait complètement oublié de quoi il était question, tant il était absorbé par sa contemplation. Le léger sourire en coin du professeur lui indiqua que ça ne lui avait pas échappé.
— Cela dit, si tu as des suggestions pour arrêter, je suis preneur.
— Eh bien, dit-il Lysandre en se redressant un peu plus, pour se donner au moins l'impression d'une contenance, si votre besoin est causé par le stress, je suis certain qu'il existe des façons plus saines d'y remédier. Par exemple, les massages...
Augustine, sa cigarette calée entre ses lèvres, tourna vers Lysandre deux yeux brillants et grands ouverts. Il ne restait déjà plus qu'un tiers du cylindre de papier, qu'il tint entre deux doigts pour la tapoter contre le rebord extérieur de la fenêtre.
— C'est une proposition ? demanda-t-il nonchalamment, une fois la cendre dispersée dans la brise.
Le sang de Lysandre ne fit qu'un tour.
— Une prop... Professeur, ne vous méprenez pas sur mes intentions...
— Si c'en est une, reprit Augustine comme s'il n'avait rien dit, je l'accepte avec grand plaisir. Je sais que je serais entre de très bonnes mains.
Il se retourna vers la fenêtre pour finir enfin sa cigarette presque entièrement consumée, apparemment captivé par le ciel d'Illumis qui finissait lentement de s'éclaircir. Sa désinvolture ne fit qu'accentuer le trouble de Lysandre, qui se retrouvait face à des images mentales dont il aurait préféré se passer, tout du moins en présence du sujet de celles-ci.
Imaginer ses mains étendues sur les épaules dénudées du professeur, les voir rougir et pâlir à force de les toucher, presser ses pouces contre les muscles endoloris et les aider à se relâcher progressivement... Augustine pousserait-il des soupirs d'aise, gémirait-il subrepticement, les lèvres pincées pour ne pas être entendu ? Pencherait-il sa tête vers l'avant, écarterait-il ses cheveux pour révéler les tendons de son cou, laisserait-il Lysandre envelopper sa gorge de ses paumes moites jusqu'à ce qu'il puisse sentir son pouls battre entre ses doigts ?
Lysandre cligna des yeux pour s'extirper de force de sa rêverie avant qu'il ne soit trop tard.
— Eh bien, répéta-t-il bêtement. Si je peux vous rendre service, Professeur. Vous savez où me trouver.
Le sourire serein du professeur lui apporta un maigre réconfort.
— En effet.
Fandom: Pokémon X&Y
Pairing: Professeur Augustine Platane/Lysandre
Rating: T
Résumé: Le professeur dut s'y reprendre à trois reprises avant de parvenir à allumer sa cigarette.
Notes: Quelque chose que j'ai commencé pour un thème du type « fic pas en anglais » et que je finis en prétendant que c'était écrit pour un thème du Salon, à savoir : Devoir se contenir. Euh... c'est tout ce que j'ai à dire, à moins que vous vouliez subir une énième boutade sur le fait que j'écris tout le temps la même chose...
Lien AO3: Ici.
Le professeur dut s'y reprendre à trois reprises avant de parvenir à allumer sa cigarette. Son briquet, un morceau de métal rectangulaire épais comme son pouce, portait les traces d'un usage régulier. Il glissa le cylindre entre ses lèvres et tira une longue bouffée qu'il garda en bouche quelques secondes avant de la relâcher dans un filet de fumée qui disparut bien vite à travers la brise matinale qui soufflait sur Illumis.
Lysandre détourna son regard à l'instant même où le professeur se tournait vers lui, son léger sourire n'annonçant rien de bon. Peu désireux d'apparaître ne serait-ce qu'un peu approbateur, Lysandre s'empressa de froncer les sourcils.
— Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Augustine, l'air de rien. Ça ne te plaît pas ?
— Rien ne vous échappe, Professeur.
Ils se tenaient face à la grande fenêtre du bureau, entrouverte pour permettre à l'air frais d'estomper l'odeur du tabac. S'il n'avait tenu qu'à lui, Lysandre aurait conseillé au professeur de faire ça à l'extérieur, mais ce n'était pas son établissement, et il n'y avait personne d'autre dans la pièce à cette heure-ci, de toute façon.
Augustine tira une nouvelle fois sur sa cigarette, et Lysandre fit mine une nouvelle fois de ne pas se repaître de la vue de ses lèvres fines pincées autour du papier blanc cassé. Du coin de l'œil, il vit le sourire d'Augustine s'élargir, ses joues légèrement rosées par le vent frémir comme si le simple fait de l'agacer le faisait trépigner de plaisir.
— C'est mauvais pour vous, ajouta Lysandre.
Il se sentait un peu ridicule de sermonner un homme plus âgé que lui alors qu'ils étaient tous deux en son domaine. Il se râcla la gorge.
— Et pour les autres, si je puis me permettre.
— Mh. C'est vrai, répondit Augustine le plus naturellement du monde. C'est une mauvaise habitude que j'ai prise quand j'étais étudiant. J'ai du mal à arrêter, malgré plusieurs tentatives. C'est un peu mon remède miracle contre le stress.
Lysandre, les mains jointes derrière le dos, se redressa imperceptiblement.
— Vous êtes stressé, Professeur ?
Augustine lui lança un regard en biais qui laissa Lysandre avec la nette impression qu'il naviguait en eaux troubles.
— Il y a toujours des choses à faire et à penser, ici, dit-il, comme s'il expliquait une évidence à un enfant qui pose des questions inutiles. De la paperasse à remplir, des pokémons à étudier, des données à entrer dans la base pour pouvoir les consulter plus tard...
Il marqua une pause pour tirer une nouvelle bouffée qu'il relâcha immédiatement, sa bouche à peine entrouverte. Lysandre se racla la gorge.
— J'aime ce que je fais, évidemment, mais disons que c'est compliqué de trouver le temps de décompresser. Alors, je l'avoue, je prends des raccourcis peu recommandables...
Une autre bouffée. Lysandre se rendit compte, avec un temps de retard, qu'il avait complètement oublié de quoi il était question, tant il était absorbé par sa contemplation. Le léger sourire en coin du professeur lui indiqua que ça ne lui avait pas échappé.
— Cela dit, si tu as des suggestions pour arrêter, je suis preneur.
— Eh bien, dit-il Lysandre en se redressant un peu plus, pour se donner au moins l'impression d'une contenance, si votre besoin est causé par le stress, je suis certain qu'il existe des façons plus saines d'y remédier. Par exemple, les massages...
Augustine, sa cigarette calée entre ses lèvres, tourna vers Lysandre deux yeux brillants et grands ouverts. Il ne restait déjà plus qu'un tiers du cylindre de papier, qu'il tint entre deux doigts pour la tapoter contre le rebord extérieur de la fenêtre.
— C'est une proposition ? demanda-t-il nonchalamment, une fois la cendre dispersée dans la brise.
Le sang de Lysandre ne fit qu'un tour.
— Une prop... Professeur, ne vous méprenez pas sur mes intentions...
— Si c'en est une, reprit Augustine comme s'il n'avait rien dit, je l'accepte avec grand plaisir. Je sais que je serais entre de très bonnes mains.
Il se retourna vers la fenêtre pour finir enfin sa cigarette presque entièrement consumée, apparemment captivé par le ciel d'Illumis qui finissait lentement de s'éclaircir. Sa désinvolture ne fit qu'accentuer le trouble de Lysandre, qui se retrouvait face à des images mentales dont il aurait préféré se passer, tout du moins en présence du sujet de celles-ci.
Imaginer ses mains étendues sur les épaules dénudées du professeur, les voir rougir et pâlir à force de les toucher, presser ses pouces contre les muscles endoloris et les aider à se relâcher progressivement... Augustine pousserait-il des soupirs d'aise, gémirait-il subrepticement, les lèvres pincées pour ne pas être entendu ? Pencherait-il sa tête vers l'avant, écarterait-il ses cheveux pour révéler les tendons de son cou, laisserait-il Lysandre envelopper sa gorge de ses paumes moites jusqu'à ce qu'il puisse sentir son pouls battre entre ses doigts ?
Lysandre cligna des yeux pour s'extirper de force de sa rêverie avant qu'il ne soit trop tard.
— Eh bien, répéta-t-il bêtement. Si je peux vous rendre service, Professeur. Vous savez où me trouver.
Le sourire serein du professeur lui apporta un maigre réconfort.
— En effet.